« The » Perfect Circle

Vu que je ne trouve pas de phrase d’introduction percutante, je vais commencer comme ça. Hier, je suis allé voir A Perfect Circle en concert. Et ça ne trompe pas. Pourtant, ils avaient prévenu, il avaient mis « perfect » dans le nom du groupe. Bon, ils ont aussi mis « a » et « circle« , mais c’est sûrement pour pas avoir l’air prétentieux.

Racontons le concert par le menu :
On arrive dans la salle vers 8h, c’est-à-dire bien à l’heure. On nous place dans la section appropriée, la salle de concert ne contenant que des places assises. C’est une grande salle de spectacle vraisemblablement construite pour y apprécier un philharmonique. Sur la scène, deux batteries. Je n’ai pas entendu parler d’une première partie. Mais une des deux batteries ne ressemble vraiment à rien. Toute jaune avec un tom en forme de tube courbé et impossible de s’imaginer la forme de la grosse caisse. Peut-être est-ce seulement l’éclairage de la scène qui donne cette impression… En fait, non. En fait, non sur toute la ligne. Finalement, il y a une première partie. La batterie appartient à un groupe de Japonaises déjantées y au style incertain (Rock ? Punk ? Metal ?). C’est dingue ces Japonais comme ils sont pas capable de rester dans un style précis et reconnaissable ! Tu m’étonnes qu’on n’en trouve quasiment pas au Virgin

Au fait, le groupe s’appelle Red Bacteria Vacuum (juste pour vous montrer le niveau). Bon, c’était pas mal, il faudra se renseigner un peu sur ce groupe.

Après une demi-heure de mignonnes gesticulations et de cris gutturaux,  elles terminent leur prestation. Les techniciens s’accaparent immédiatement le territoire déserté. On vire la batterie jaune. Pas trop tôt, ça me faisait mal au cerveau. Si vous voulez voir des images de la fameuse batterie et de la disposition de la scène, les photos copyrightées sont sur ce site. On règle les instruments. Le son des toms est extrêmement court. Beaucoup trop court pour un groupe de rock, même.

Au bout d’une quinzaine de minutes, les lumière s’éteignent, le groupe entre sur scène sous les vagues d’applaudissement d’un public déjà conquis. Et pour cause. Quelle raison y aurait-il de douter d’un groupe qui a montré tout au long de son existence une qualité irréprochable ?  Ah non, en fait, il manquait Maynard James Keenan, chanteur du groupe. Bien essayé, d’arriver dans le noir alors que tous tes collègues étaient sous les spots, mais le public ne s’est pas laissé avoir et t’as eu le droit à encore plus d’énergie et d’admiration communiquées. Il va falloir essayer de te déguiser en Billy Howerdel, la prochaine fois. Si tu reprends ton look dans Tool, ça peut aider.

Sur ce commence la performance. C’est du léché, c’est propre, on entend tout. Le batteur parcourt ses toms et ses cymbales comme s’il avait un toc « Si je touche pas toutes les pièces de ma batterie au cours d’un break, je me sens pas bien. » Pourtant, c’est différent. Il y a juste assez de prise de libertés pour faire du concert une expérience unique tout en laissant le public se baser sur sa connaissance des musiques. C’est magistral et quand le groupe entonne Counting Bodies Like Sheep To The Rhythm Of The War Drums et que tout le public jette son bras en avant dans la semi-pénombre, je sais que j’assiste à un événement rivalisant avec d’autres légendes.  A l’instar de We Will Rock You, un concerto pour milliers de mains.

Le concert s’est fini trop vite. Une heure et demie. Le temps normal, mais pas de rappels. Le groupe a tout enchaîné, ce qui a laisse certains d’entre nous sur leur faim, car non préparés à ce que le concert finisse. Je préfère penser qu’on y a gagné au moins 5 minutes de musique, une chanson, sur le temps que beaucoup de groupe mettent à revenir sur scène. Au final, comme tout le reste dans la vie, il n’en restera que des images, des flashs, des impressions instantanées dans la mémoire. Comme la présentation des musiciens au cours de laquelle ou un projecteur a rapidement survolé Maynard James Keenan (toujours chanteur). C’est le seul moment ou il a été éclairé. Ou à la fin de The Outsider. Ou au début plutôt, le début d’abord, quand aux premières notes, tous ceux qui ne l’étaient pas encore se sont levés. Il semblerait qu’on ne puisse absorber un concert que debout. Ou pas. Ou alors seulement celui-ci. Et à la fin de la chanson, donc, les applaudissements à n’en plus finir. Tellement que si vous n’aviez pas entamé un autre morceau seulement 30 secondes après, on aurait pu continuer encore et encore.  Trente seconde, c’est court. J’aurais voulu pouvoir applaudir bien plus que ça. Une minute, cinq, quinze… Le sentiment irréel d’être au même endroit que le chanteur. Celui qui à travers ses créations et ses mélodies dans Tool et A Perfect Circle a tellement apporté d’originalité. Dans la musique en général, mais surtout pour la nouveauté qu’il m’a apporté. Seulement 30 mètres nous séparaient. Et le sentiment d’être en présence d’un Dieu, d’un Créateur. Celui qui a trouvé de nouvelles substances à extraire de la musique même. Bien sûr, les autres musiciens ne comptaient pas pour rien. Surtout le batteur qui (rentabilisant bien les réglages dont j’ai parlé plus haut) donnait à la musique tout son esprit plus que rock. Mais quand même, c’est Keenan qui m’assommait de grandeur.

Donc dans mes plans à court terme, j’ai rajouté devenir connu pour connaitre Maynard James Keenan personnellement. Voilà, on s’y met.

Publicités

A propos Pseudo Moi-Même

Jeune homme bien sous tous les rapports, Mesdemoiselles n'hésitez pas...
Cet article, publié dans Musique, My Life, est tagué , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour « The » Perfect Circle

  1. Kerido dit :

    lol, « court terme ».

Les commentaires sont fermés.