Le malaise de l’homme moderne

Un jour, une amie m’a dit avoir entendu en cours de sociologie que la société occidentale progressait inexorablement vers un état où les hommes seraient fortement désavantagés comparés aux femmes. Et plus je quitte l’égalité de l’enfance en m’enfonçant dans des catégories que l’âge adulte impose, plus je me dis que c’est vrai.

Cela ne concerne pas les hommes restés à l’âge de pierre. Ceux-ci ne le ressentent pas. Mais les autres. Les raisons de cette inversion sont tellement simples qu’on peut jouer au motus avec. Deux mots : « Égalité. Galanterie ».

On peut expliquer ce concept avec plus de mots, aussi — ce qui est en général plus clair — en disant qu’en gros, la société (occidentale) tend à la disparition des disparités homme-femme. Elle y tend lentement, mais elle y tend sûrement. En tout cas, je n’entends personne proposer de les augmenter. Et même si les salaires, les secteurs d’emplois ou même les rôles familiaux connaissent toujours des différences, nombre sont les hommes de mon âge qui respectent les femmes et qui ne remettraient jamais en question leur intellect pour des questions de sexe. Pourtant, on continue d’exiger de nous qu’on soit galant, c’est-a-dire qu’on serve les femmes. Donc au final, on se retrouve à voir en face de soi quelqu’un qu’on considère comme son égal, mais qu’on doit néanmoins servir.

Galanterie : Sous-genre de l’hypocrisie inventé pour faire croire aux femmes qu’on se souciait d’elles alors qu’en fait  on voulait seulement qu’elles se la ferment. Communément prise pour une marque de respect, il est plus juste de dire qu’elle véhicule une idée d’incapacité de la femme.

Je sais pas pour vous, mais je vais rarement manger dans des châteaux-forts. De fait, les filles que je connais sont tout à fait capable de tenir les portes elles-même. De même, comment elles font pour s’asseoir quand vous êtes pas la pour leur reculer leur chaise, ces petites choses précieuses ? Alors comment expliquer qu’on s’en occupe comme si elles pouvaient casser au moindre coup de vent ?

Autant je veux bien rendre service à une personne blessée — et je suis même plutôt serviable envers n’importe qui — autant je refuse de mettre au même niveau femme et handicapé. Parfois, un « débrouille-toi tout seul » est la plus grande marque de respect. Pour confirmer mes dires, j’ai trouvé le blog d’une personne manifestement rétrograde mais malheureusement représentative d’une population :

« La galanterie est d’ailleurs une qualité qui, à mon avis, se perd et je trouve que les dames feraient mieux d’être des femmes plutôt que de chercher à singer les hommes. C’est en étant des femmes, avec toutes leurs qualités de femmes, qu’elles assurent leur autorité naturelle et qu’elles gagneront, par elles-mêmes et pour le bien de tous, le pouvoir auquel elles aspirent et qui leur revient de droit. Pas en se contentant de ridicules aumônes. Tout le reste n’est que littérature pour charlebeerisés du bulbe. » (Le Blog de Blondesen)

C’est ce genre de langue de bois qui rend envieux jusqu’à notre cher Brice. « Les femmes sont mieux à être des femmes avec leurs qualités de femmes. » Ouais, ben les esclaves ont qu’à rester esclave et les pauvres pauvres. Non mais. Alors c’est quoi une qualité de femme, d’après elle/lui (du coup, je l’appelerai « ça ») ? Coudre ? Changer des couches ? C’est sûr qu’un matin, elles vont se réveiller et réaliser qu’à force de tricot et de cuisine, elles auront conquis monde… Enfin, cette personne n’a rien fait d’autre que de tomber dans le panneau classique de croire que parce que l’homme fait le dos rond, la femme a le pouvoir. Mais bon, il faut comprendre, c’est un sacré pouvoir d’être en sucre. Ah oui, n’oublions pas, l’argent est ridicule pour une femme. On lui donne de l’argent pour qu’elle oublie de se consacrer à son but premier de femme : conquérir le monde par la lessive et le ménage.

Alors dans le passé, c’était cool. Quand on était galant, on pouvait encore se dire « Je me plie en quatre pour m’occuper d’elle, mais au final, je reste le chef. » Puis un peu plus tard dans l’évolution « C’est normal de prendre soin d’elle, vu l’injustice qu’elle vit au quotidien. » Mais donc, quand il n’y aura plus rien pour contre-balancer ? « C’est de bonne guerre pour des années d’oppression ? » Désolé, mais j’ai pas envie de payer les pots cassés de gens avec qui je ne suis même pas d’accord ! OK, « j’ai pas envie » n’a jamais été un argument pertinent quand présenté à son bourreau. N’empêche que c’est l’égalité qu’on prône, pas la vengeance.

Il est arrivé à un ami et moi au cours d’une conversation de dire à une amie qu’il ne fallait pas être complexée par ce qu’elle voyait dans les magazines. La conversation contint pas mal de « vous vous foutez de notre souffrance » et de « vous ne pouvez pas comprendre, vous êtes des mecs. » Le fait est que les femmes souffrent de leur condition et ça, on le sait. Mais parfois, on a quand même l’impression que notre souffrance ne vaut rien parce que « vous êtes des mecs, les femmes souffrent plus. » Pourtant, nous aussi, on voit les beaux gosses à la télé. On a tous deux-trois potes qui ont rempli leurs chambres de posters de Johnny Depp ou d’un quelconque sex symbol. Les séries télévisées sont aussi remplies de gars grands, musclés, beaux et/ou virils. Mais donc, parce qu’on est un mec, on devrait ne pas se sentir concerné ? Il est vrai que les femmes ont plus tendance à se comparer entre elles, donc la pression est probablement plus forte. Par contre, est-ce une attitude due à l’éducation ou non ? Je ne sais pas, mais le fait est qu’il est très frustrant d’être traité d’insensible alors qu’on se soucie réellement de ce problème et qu’il nous tient à cœur.

On me traite de naïf quand je dis que les hommes ne voient pas que le physique, on m’engueule quand j’ose dire que je trouve les femmes plus belles sans maquillage, on me trouve impoli quand je laisse une amie ouvrir une porte. Tout ça parce que je ne comprends pas qu’elles sont obligées de vivre comme ça. Parce que les mecs leur font des remarques si elles ne se maquillent pas ou commentent les habits qu’elles mettent.

Alors on me prend de haut. Mais au final, je sais bien que j’ai pour la femme une plus grande estime que celui qui lui mettra la pression à cause de sa tenue. Et c’est justement parce qu’on considère encore que  les femmes font ces efforts pour moi et mes congénères qu’on exige de moi de la galanterie pour compenser. Imaginez qu’entre amis, vous organisiez un grand repas. Au menu, rosbif. Vous êtes végétarien, mais vu que personne d’autre ne l’est, on vous demande de cotiser quand même.

Ben voilà.

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A propos Pseudo Moi-Même

Jeune homme bien sous tous les rapports, Mesdemoiselles n'hésitez pas...
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17 commentaires pour Le malaise de l’homme moderne

  1. Guillaume dit :

    je préfère être galant et manger du bœuf que végétarien, CQFD 🙂

    • Je préfère être végétarien et manger du bœuf qu’être galant. CQFD 😀

      • Guillaume dit :

        les études (et les sondages) montrent qu’en étant galant tu as plus de chances que les femmes tombent dans tes bras, si tu ajoutes à ça une côte de Bœuf (avec une patate comme dirait FF que tu adores), bah tu es tout gagnant!

      • Mais cela est du au fait que les femmes comme les hommes ont ete conditionnes a penser que la galanterie montre l’attention que tu portes au bien-etre de l’autre, alors que ca ne l’est pas.
        Personnellement, quand je suis galant, c’est parce que j’ai peur que la personne le prenne vraiment mal, autrement. Et de toute facon, on ne peut pas considerer comme une forme d’attention quelque chose qu’on est oblige de faire.

      • nekolepsy dit :

        Ca, c’est parce que si t’es pas galant, a la place, elles tombent par terre.

      • raph85 dit :

        Pseudo Toi-Même, est-ce qu’il ne faudrait pas plutôt imposer ta manière d’être, quitte à paraître impoli? Je dis ça parce je me pose la même question, et qu’en y réfléchissant, je doute qu’une femme qui tienne vraiment à la galanterie soit quelqu’un pour moi…

  2. raph85 dit :

    Et ouiiiii, j’ai plusieurs commentaires 😀

    – Je suis pas certain qu’on verra un jour les hommes fortement désavantagés. Ca serait supposer que la tendance ne change pas, et ça j’y crois pas trop.
    – Sinon j’ai pas la même vision de la galanterie: je vois plus ça comme un moyen pour un homme de faire qu’une femme le choisira. C’est donc pas du tout un problème d’incapacité de la femme pour moi. Faut aussi prendre en compte tout le processus théorique autour de ça: la femme se fait belle afin d’attirer les hommes, puis les hommes se montrent galants afin d’avoir les faveurs de la femme. Quand j’essaie de comprendre le pourquoi de la chose (parce que oui, il y a une raison qui a fait que c’est devenu comme ça!), je réalise vite que ces règles datent d’une époque où les choses étaient bien différentes. Je considère ce processus obsolète compte tenu de la société actuelle, mais bon il faudra du temps avant que le changement se fasse! C’est le moment de créer une religion pour prôner ça, tiens.
    – Par rapport à la souffrance, j’ai aussi envie de dire (et je le dis d’ailleurs), « je comprends pas ». Les mecs beaux/musclés/virils, j’en ai absolument rien à faire et j’ai pas envie de leur ressembler. J’ai envie de ressembler à personne d’ailleurs. Par contre désolé je vais paraître rude, mais pour moi subir la pression de la société, c’est aussi et surtout un choix personnel (au moins au moment où on a réalisé se qui se passe et qu’on persiste dans cette voie). C’est trop facile de se dire que c’est de la faute le la société/des autres si on souffre. Ca mène à la non-remise en cause personnelle. Et ceci n’est pas un problème homme vs femme car comme tu le dis, il y a des « moutons » et des « rebelles » des 2 côtés (caricaturale, n’est-ce pas?).

    • Rien à dire sur le premier point 😉
      Sur le second, je suis d’accord avec toi sur le fait que d’accepter comme une fatalité ce qu’on pense que la société nous impose est un choix.
      Des études montrent que les femmes sont plus enclines à se comparer et donc se juger par rapport aux autres femmes (fussent-elles en 2 dimensions). Cela représente donc pour elles plus de pression.
      Par contre, se résigner à obéir a cette pression est à mon avis plutôt la preuve d’un manque de confiance en soi.

  3. Kerido dit :

    Être un homme ou une femme, c’est moins une condition sexuelle que culturelle.

    En Asie du sud-est, dans certaines cultures, plus de deux genres sont officiellement reconnus: en plus de l’homme et de la femme, il y a les « nées-femmes-mais-vivant-en-tant-qu’hommes », les « nés-hommes-mais-vivant-en-tant-que-femmes », et aussi les androgynes il me semble. Par « en tant qu’hommes/femmes », j’entends qu’ils adoptent le comportement traditionnellement attendu de ce sexe. Porter des robes, s’occuper de la maison et des enfants pour les femmes, être viril, fournir un revenu au foyer pour les hommes. Le genre des individus n’est donc pas déterminé à la naissance, mais choisi au cas par cas (pas forcément par l’individu concerné), dans ce système. évidemment, les « fausses-femmes » n’accoucheront jamais, et les « faux-hommes » ne seront pas aussi costauds pour les travaux pénibles. Mais le système existe.

    Je le cite pour une seule raison : montrer qu’on devient ce que les autres voient en nous, dans une certaine mesure. Si tes parents t’éduquent en tant que fille, que tu sois né(e) fille ou non, tu deviens fille. L’esprit est malléable. La propre volonté de l’individu peut parfois aller dans le sens contraire, mais s’il s’identifie à sa condition, ne pensant pas qu’elle puisse être changée, il l’accepte et agit comme une bonne fille, pour satisfaire les attentes de la société.

    La société, c’est plusieurs humains qui vivent ensemble. Pour ce faire, ils ont besoin de définir des règles. Au fil du temps, les règles basiques (ne pas tuer, ne pas voler) ont muté vers des attentes plus subtiles et implicites.

    Toute société définit des standards de « normalité », de qualité pour différencier les parfaits citoyens des parias. Rares sont les sociétés qui mettent au programme de leur écoles d’apprendre à être soi-même, à chercher ce soi et à le laisser s’exprimer. Cela induirait des comportements trop imprévisibles. Et qui dit imprévisible dit dangereux. La société trace donc un chemin, une façon d’être, un moule qu’elle « propose » à chacun. Il en existe typiquement deux versions: un pour chaque genre. C’est ça, la pression de la société: accepte mon offre, suis mes directives, et je te reconnaîtrai comme une personne respectable. Refuse, et tu seras conchié par tes pairs. Tu as le choix.

    Nés homme ou femme, nous sommes tous confrontés à ce choix. Notre attitude face à celui-ci dépend moins de notre sexe biologique que de notre caractère, de notre confiance en nous-mêmes. Il y a des mâles hypersensibles et il y a des femelles fortes. Il y a de tout. La seule chose stable, indéformable, ce sont ces deux moules. Pseudo Lui-Même se révoltant contre le mécanisme de galanterie dépassé, ou une fille choisissant de ne pas sacrifier aux canons de la beauté définis par les magazines, ce sont autant de tentatives de briser ce moule. Mais on ne peut que briser le sien. La majorité des gens ont toujours le leur, et vous stigmatiseront pour avoir cassé le vôtre. C’est ainsi… C’est pourquoi c’est si difficile. Heureusement, à l’intérieur d’une société, on peut se constituer une micro-société de gens « libérés », qui s’estiment mutuellement. Des marginaux, dira la société. Finalement, le sexe n’a que peu d’importance dans ces mécanismes.

    • raph85 dit :

      Attention, on peut mettre une croix dans calendrier: je crois être du même avis que toi pour une fois! C’est une bonne analyse de la situation.
      Enfin en partie, parce que comme d’habitude, je suis en désaccord avec la description sombre et pessimiste de la société que tu fais. L’école sert à rendre les gens utiles à la société, son rôle principal n’est pas d’aider les gens à se chercher, et je trouve ça absolument normal! Toi, tu tournes ça comme si c’était un complot destiné à empêcher les gens de penser… Je vois rien autour de moi qui m’empêche de penser ou de m’exprimer, sachant que certaines de mes pensées sont contraires à la normalité. Au passage, c’est l’école qui m’a appris à réfléchir de manière (plus ou moins) rationnelle, ce qui m’amène aujourd’hui à critiquer certaines règles de la société que je juge non-rationnelles.
      Après, je suis peut-être toujours un peu trop « normal » pour me sentir comme un marginal, ou plutôt pour que les autres me considèrent comme tel…

      Sinon, peut-être qu’un jour, tu seras d’accord avec moi pour dire que créer une nouvelle religion est le meilleur moyen pour changer toutes ces choses si fondamentales à une grande échelle 😉

    • @Kerido : Comme c’est joliment dit ❤
      Rien à ajouter.

      @Raph : Je suis de l'avis que le système scolaire n'apprend pas à penser mais à obéir, tout en donnant une dose de connaissances minimum pour ne pas être un poids mort pour la société. Sinon, pour ton commentaire précédent, je dirais que j'essaie d’être moi-même le plus possible et que c'est comme ça qu'on n'est plus entouré au final que par les gens qui nous conviennent. Et effectivement c'est difficile de toujours suivre ce principe, tant on est habitué aux règles de la politesse. Par contre, tu peux parfaitement rencontrer une femme "pour toi" et avoir quelques divergences d'opinions.
      De toute façon, tout le monde sait qu'une fois en couple, ce n'est plus la peine d’être galant, donc dans certains cas, ça peut juste représenter un investissement sur le long-terme 😉

  4. Tré Cool dit :

    « Il est arrivé à un ami et moi au cours d’une conversation de dire à une amie qu’il ne fallait pas être complexée par ce qu’elle voyait dans les magazines. Nous l’appelleront la fille à l’homme de glace blanc. La conversation contint pas mal de « vous vous foutez de notre souffrance » et de « vous ne pouvez pas comprendre, vous êtes des mecs. » »

    C’est vraiment incroyable de tenir des discours pareils de nos jours ! Franchement, je vois pas pourquoi tu t’emmerdes à continuer à traîner avec des filles comme ça…

    • C’est difficile, elles sont partout !

    • raph85 dit :

      Mais il y a des gens très bien qui peuvent tenir ce genre de discours. Bref, c’est certainement pas une raison pour arrêter de traîner avec ces gens, car ça serait dommage de retenir que ça d’eux.

  5. Psykokwak dit :

    Il est possible que la galanterie vienne de la psyche masculine. Le docteur Michael Brader montre que les hommes dans la societe occidentale ressentent une forte culpabilite a l’egard des femmes et se sentent inconsciemment responsables de leur bonheur. Cela viendrait du processus de separation avec la mere. Car, comme les filles, les garcons doivent se differencier de leur mere, mais en plus les rejeter pour affirmer leur masculinite. Ceci cree

    • Psykokwak dit :

      … un conflit rampant entre l’amour pour la mere et la necessite d’affirmer sa masculinite. Il en resulte beaucoup de culpabilite, pricipalement subconsciente.

      Les hommes se sentent donc responsables du bonheur des femmes. Et la galanterie semble exactement en etre une manifestation.

  6. Zelda dit :

    Bon eh bien je vais apporter un point de vue de femme :).

    En ce qui concerne la galanterie, comment dire, j’aime bien qu’on me tienne la porte, généralement parce que je trouve ça sympa de tenir la porte quand on la passe en premier (donc entre filles, on se tient la porte aussi), mais en dehors de ce geste que je considère comme une simple question de gentillesse, je ne suis pas une grande adepte. Le mec qui me tient la chaise (déjà ça m’énerve parce que du coup je peux pas l’avancer moi-même comme ça me plait) et me paye systématiquement le resto, moi, ça me déplaît. Parce que comme toi, je vois ça comme une façon de me traiter en inférieure, qui ne peut pas s’occuper d’elle-même. Si un homme me paye à manger, je vais me sentir entretenue, comme si je pouvais pas me le payer moi-même, et redevable. Ce qui d’une certaine façon rejoint l’idée de la galanterie pour séduire: il est plus difficile de rejeter un homme qui ne nous plaît pas quand il a tout payé. Il paye et il ne reçoit pas l’objet qu’il a acheté, quoi…
    Donc, moi ça me met mal à l’aise, mais je ne suis peut-être pas très représentative.

    Ensuite, en ce qui concerne cette histoire de souffrance… Moi je veux bien, on est pas obligée de subir la pression de la société qui veut qu’on se fasse belle (maquillage et fringues « féminines » – tiens pourquoi ce mot, pourquoi pas plutôt « seyant »). Mais quand on le fait, faut dire ce qui est, on se fait plus souvent traiter comme une merde. On est plus facilement malpoli ou blessant avec une femme quand c’est un « cageot » que quand c’est une « bonnasse ». Soyons honnête. Ceci étant dit, je pense que la réciproque est vraie aussi, peut-être dans une moindre mesure, mais tout de même. Après tout, si la femme doit être belle et attirante pour ne pas être rejetée, l’homme doit être fort et beau sous peine de pas être pris au sérieux. C’est, à mon avis, plus une question d’importance des apparences que de différences entre les deux sexes.

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