La vie du mathématicien (Partie II)

Nous parlions donc de notre cher ami le mathématicien (en puissance). Il était lors du dernier opus arrivé sur le parvis de la faculté. Et même si pavé rime avec plage, pavage ne rime pas avec plaie et même s’il profitait de la vie étudiante, sa passion n’en fut pas délaissée pour autant.

Au fil des ans, il prit un bon nombre de résolutions pour ne pas perdre ses repères :

  • Se souvenir qu’il existe d’autres BOND que James.
  • Savoir que se gausser ne veut pas dire effectuer des révisions d’arithmétique.
  • Se rappeler que cartésien est opposée à polaire et non pas à bipolaire.

Et quelques notes pour mieux s’intégrer :

  • On peut commander un demi sans préciser d’unité.
  • Éviter de dire tout haut qu’on n’a rien contre les radicaux (et particulièrement qu’on est soi-même plutôt radical).
  • Ne pas hurler dans les couloir que direction et sens font deux.
  • Les roots ne sont pas tous carrés.

Nous passerons sur les semaines d’intégration. Le rythme étudiant et les nombreuses variations de la charge de travail qui lui était donnée ne le dérangeaient pas. Il développait sa personnalité dans toutes les situations. En période creuse, il multipliait les fêtes. En période d’examens, il était une bête de somme.

Et c’est là qu’il rencontra Mathilde qui gagna rapidement une mesure non-nulle dans l’ensemble de ses préoccupations. Ils se rencontrèrent pour la première fois dans l’amphithéâtre numéro 3. Un cours d’algèbre pour le moins déterminant s’y déroulait. Elle lui demanda si elle pouvait prendre la place. Il lui répondit que cela dépendait du rang. Elle lui dit qu’elle pensait à ce rang précis et le traita même de benêt. Il lui répondit qu’il valait mieux qu’elle s’asseye pour ne pas déranger le cours, mais que si elle voulait des conseils, il faudrait être moins vague. Elle s’assit donc.

A la fin du cours, il l’enjoint à prendre l’air et ils parlèrent de leurs vies respectives. Pour payer ses études, elle travaillait dans la distribution. Elle avait même pu s’acheter une batterie et — pour être sure qu’il serait à la bonne dimension — avait pris les mesures de dix racks pour ses cymbales. Il lui avoua s’essayer au cor. Elle lui demanda lequel. Il précisa qu’il s’agissait du cor d’harmonie, mais déplora que nombre de gens ne pouvaient encadrer ses séries de Fourier.

Ils se rendirent vite compte qu’ils s’entendaient très bien et s’amusaient beaucoup ensemble. Il faisait le bègue, elle, mimait très bien comment les gendarmes avaient ramené sa sœur ivre la veille.

Et les années passèrent. Il accrocha les uns à côté des autres ses diplômes du premier, second puis troisième cycle, tout en se disant que tout cela n’avait rien de périodique.

Fin de la partie 2

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Jeune homme bien sous tous les rapports, Mesdemoiselles n'hésitez pas...
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2 commentaires pour La vie du mathématicien (Partie II)

  1. nekolepsy dit :

    Franchement, vivement la partie III ! C’est tres fluide, bien vu ! J’ai bien fait de te faire chier pour que tu ecrives enfin la suite. ^^
    (Et merci pour ton commentaire sur mon blog, c’est toujours un plaisir.)

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