L’épisode 1 ici.
Tout le monde s’accorde à dire que le monde doit changer. On attend des politiciens qu’ils aient un programme, c’est bien parce qu’on attend un changement. Qu’il se passe dans un sens ou dans un autre. Ce qui nous amène à cette deuxième raison de changer le monde.
2 – L’impuissance politique
Dans l’article précédent, ma logique me soufflait déjà que si des gens continuaient de souffrir sans pouvoir répondre à leurs besoins de subsistance les plus basiques, c’est que ceux qui ont l’argent ne sont pas généreux. Pour quelles raisons ? Peut-être qu’ils ont juste perdu le sens des réalités au point d’oublier qu’au bout de la chaîne de l’assainisement de budget, il y a quelques milliers d’ouvriers qui perdront leur seule source de revenu pour que le chiffre d’affaire de l’entreprise gagne 0,2%. Peut-être que ce sont simplement des connards d’égoïstes qui cherchent à entasser des billets dans un coffre pour plus tard y piquer une tête. Peut-être qu’ils ont juste un problème psychiatrique. La réalité doit certainement être un peu plus modérée, c’est-à-dire qu’on retrouve un peu des trois.
Je vais utiliser la logique. Ces gens ne sont pas généreux. Donc, ils ne veulent absolment pas partager leurs avantages. Ils veulent donc les conserver.
Le moyen par lequel ils arrivent à leurs fins est purement et simplement notre système politique. Mais peut on encore parler de politque. Personnellement, je la confonds avec l’économie vu comme nos politiciens n’ont toujours que l’argent à la bouche mais aussi, à voir comment le manque d’argent donne le droit aux banques de dicter non seulement la conduite, mais purement et simplement de décider quels seront les représentants d’un pays.
Les réflexions d’Etienne Chouard m’ont beaucoup apporté et j’en parle d’ailleurs dans cet article. L’évidence était sous nos yeux tout du long et nous ne l’avions pas vue. D’aucun dirait qu’on nous la cache. Tout peut encore une fois se démontrer en un court exercice de logique :
- Nous votons pour un Président de la République.
- Lorsque nous votons, nous choisissons la personne que nous apprécions le plus.
- Une personne qui fait une meilleure publicité a donc plus de chances d’être élue.
- Une bonne publicité demande de l’argent et la coopération des médias.
- Un candidat qui a beaucoup d’argent à investir dans sa campagne est donc plus à même d’être élu.
- Ceux qui ont beaucoup d’argent à investir dans un candidat ceux qui ont beaucoup d’argent tout court.
- Le candidat élu est donc très probablement celui soutenu par les riches.
- Un parti est dépendant de ses soutiens.
- Le Président de la République défendra toujours l’intérêt des plus riches.
Le principal problème ne vient pas du fait que le gouvernement avantage les plus riches et développe un système extrêmement inégalitaire (même si l’accroissement des inégalités est la cause première du mal-être social et par conséquent des problèmes de société). Le problème vient du fait que la population qu’il avantage n’est qu’une portion infinitésimale du spectre électoral. C’est-à-dire que le gouvernement n’a pas à coeur le bien-être de la plupart de ses électeurs. Seulement ceux aux mains du pouvoir monétaire.
Dans cette situation, pourquoi voter, sachant que de toute manière, les personnes qui ont une chance d’être élues ne feront rien pour améliorer vos conditions de vie ? Pour cela, on choisit le moindre mal. C’est-à-dire ceux dont la politique, par effet de bord, améliorera de façon légèrement plus marquée notre bien-être. Mais au fond, nous sommes impuissants car tous les élus nous amèneront plus avant dans une politque de compétitivité globale (et j’insite sur “globale” qui fait que si les riches deviennent beaucoup plus riches et les pauvres beaucoup plus pauvres, le pays, d’une manière globale, s’enrichira. Mais pour cela, la grande majorité des gens se seront appauvris).
D’aucun disent qu’on ne peut pas abandonner le fait de voter pour notre gouvernement, car c’est là la force de notre condition d’électeur. Ils ont raison. C’est en fait le seul pouvoir que nous avons : choisir qui prendra les décisions à notre place. Nous votons une fois tous les cinq ans, puis nous n’avons plus notre mot à dire. La seule possibilité que nous avons de nous faire entendre est de manifester une fois que l’annonce d’une modification déplaisante à été faite. C’est bien la preuve que personne ne s’est soucié de notre opinion lors de la conception des mesures qui veulent être mises en place.
Les fervents défenseurs du droit de vote ont souvent le problème suivant qu’ils projettent l’abandon de ce droit dans un système qui continuerait à fonctionner comme il le fait déjà. C’est à dire qu’ils ont la peur raisonnable que l’abandon de leur seul droit les rendra complètement impuissants. Mais cette vision des choses est aussi absurde que, si l’on propose que les joueurs de foot aient le droit de jouer avec les main, certains rétorquent qu’alors, les règles en vigueurs les sanctionneront et que notre équipe de foot sera alors toujours perdante. Si l’on propose que les joueurs de foot puissent jouer avec les mains, il va de soi que les règles du foot devraient également être changées pour ne pas nuir au succès des équipes.
La proposition d’Etienne Chouard de rétablir la démocratie en utilisant le tirage au sort de nos représentants s’inscrit évidemment dans une organisation de notre société amplement modifiée. Des décisions pour lesquelles tous les citoyens se concertent (ou du moins, un très grand nombre de représentants impliqués à petite échelle). Dans ce contexte, l’abandon du droit de vote n’est pas l’abandon du seul pouvoir que nous avons, car nous avons déjà rectifié notre impuissance générale en donnant une voix à tous concernant toutes les décisions.
Mais les acteurs politiques ont bien fait leur coup. Ils nous ont fait croire pendant des siècles que le vote était le siège de notre pouvoir en tant que peuple et que notre voix s’exprimait par ce biais. Ils ont même appelé cela droit de vote, alors que restriction de notre pouvoir au vote aurait été une dénomination bien plus honnête. De même, ils nous ont fait croire que le vote était le garant de la démocratie et qu’il était essentiel à celle-ci, alors qu’il est celui qui l’empêche d’exister en délégant la prise de décisions à un petit nombre de personne qui n’ont pas de comptes à rendre et qui n’auront donc de cesse d’augmenter leur propre pouvoir au détriment de celui du quidam, ce qui est une réaction tout à fait naturelle. Néanmoins, au fil des siècles, le pouvoir s’est progressivement autonomisé, au point qu’il est maintenant possible pour les ministres de voter des mesures les concernant sans avoir à recourir à l’avis de quiconque. Quand il est possible de changer la loi pour qu’elle vous avantage directement, comment peut-on penser que l’Etat est responsable et qu’il n’y a pas de conflit d’intérêt ? Je pense par exemple à certains projets de loi cherchant purement et simplement à limiter l’abus de bien public à leur utilisation pour soi-même ou un membre de sa famille, ce qui aurait laissé quartier libre aux abus se faisant au profit d’un tiers (ami, partenaire financier, etc…).
Même si notre impuissance actuelle à sa source dans le fait que nous votons, celle-ci a des sources bien plus lointaines dans l’Histoire et dans les esprits. La première étant que lors de l’établissement d’une démocratie en France à la révolution, aucun des penseurs n’aurait fait la grossière erreur de confier la prise de décisions capitales aux ignorants. Il fallait donc laisser le pouvoir au mains de gens compétents. Comment était-il possible de créer une vraie démocratie en partant du principe qu’il était de première importance d’empêcher les ignorants – et donc les plus pauvres – d’exprimer de façon sensible leur opinion ? Beaucoup pensent qu’il est important que le pouvoir soit aux mains de personnes compétentes et que la plupart des gens ne sont pas à même de prendre les bonnes décisions dans des domaines qui demandent une grande expertise. Mais bizarrement, la politique n’est pas du tout une question d’expetise, malgré ce que veut nous faire croire le gouvernement en place et à vrai dire tous les autres aussi. Un politique ayant étudié la politique n’en saura pas plus concernant les domaines de la santé, de l’environnement, de l’éducation et quasiment tous les autres domaines, qu’une personne n’ayant pas fait de politique. Dans ce cas, quelle est la légitimité des hommes et femmes politiques à prendre des décisions nous concernant ?
Le fait est que le tirage au sort, associé à la mise en place de réelles sanctions en cas de manquement à leurs obligations, peut rétablir l’honnêteté et la compétence du gouvernement représentatif. Le problème est que notre gouvernement applique la plus grosse caricature du communisme. Tous les ministres sont payés de la même façon et sans aucune obligation de résultats ou de compétence. Dans ce cas, pourquoi devraient-ils se donner la peine de travailler ? Autant passer ces années de bon salaire pour voyager à droite à gauche et faire des speechs à tout-va histoire d’augmenter sa côte. Les dépenses de campagne sont encore une chose que le tirage au sort supprimerait : si vous n’êtes pas élu, vous n’avez aucun intérêt à être aimé du public ou à essayer d’être choisi. Encore un gain de temps et d’efficacité non-négligeable.
Mais ce qui me touche le plus est que je pense que le tirage au sort permettra à notre pays de recommencer à avoir des principes. Quand notre gouvernement n’a que l’argent aux lèvres et les chiffres aux yeux, mû par un droit légal de prendre n’importe quelle décision (car ils sont élus), il est bien plus inhumain que n’importe qui. Le traitement médiatique de la guerre du Vietnam aux Etats-Unis montre bien que la population, au vu des horreurs de la guerre, avait tendance à s’opposer aux atrocités commises par leur pays, aussi bien qu’à cause des risques pour les leurs. En d’autres mots, on peut penser qu’un pays aurait moins tendance à se lancer dans des guerres pour des raisons économiques si on demandait objectivement l’avis des citoyens. Mais c’est là qu’interviennent les médias et ce sera l’objet de la troisième partie.



nature-t-elle l’homme ? Oui et Non (réponse idéale) : En un sens, la culture dénature l’homme parce qu’elle lui fait adopter des comportement qui ne lui sont pas naturel et ce par le biais de la loi, de la religion, ou de tout autre truc qu’il faudra fourrer dans le domaine du surmoi. D’un autre côté , n’est pas naturel pour l’homme de se former une culture ? Nos prédisposition naturelles d’espèce sont celles de l’apprentissage par mimétisme et de la communication, ce qui rend la création d’une culture possible, mais même vraisemblablement inévitable.
L’homme est-il condamné à se faire des illusions sur lui-même ? Nous sommes des êtres subjectifs et nous nous jugeons constamment. Certains en bien — en rejetant la faute sur les autres, certains en mal — en culpabilisant à outrance. L’objectivité totale est très difficile, sinon impossible. Donc l’homme est certainement condamné à se faire des illusions sur lui-même. Mais est-ce bien une condamnation et pas plutôt une chance ? Un jour, une de mes prof nous a dit ceci : “Il n’est rien de plus dur que de devoir renoncer à ses rêves.” Je n’ai même pas envie d’imaginer subir une désillusion de la sorte. Donc oui, pour moi, se faire des illusions sur soi-même est une chance, quand bien même on croit vouloir connaître la vérité. Enfin, moi je dis ça, mais si vous avez une estime de vous bien pourrie comme il faut, la vérité peut vous faire du bien. Trop cool, je viens de modérer mon propos en accord avec les consignes du plan dialectique (quel talent!).
La liberté est-elle menacée par l’égalité ? Euh… C’est un peu ce que j’ai toujours dit. Les gens ne sont pas pareils, alors les forcer à être égaux, en plus d’être du
L’art est-il moins nécessaire que la science ? S’il n’avait tenu qu’à moi, je vous aurais dit que l’art se définissait justement par son absence de nécessité. D’ailleurs, l’idée m’est peut-être venue en lisant ce mec complétement inconnu qui a dit :